fr À l’écran, la main de l’artiste, contre un fond noir, tient une œuvre imprimée qu’elle enflamme et qu’elle laisse brûler. Carole Deveau détruit ainsi les douze dernières images sérigraphiées qu’elle a elle-même réalisées dans le cadre d’un projet participatif qui a fait l’objet d’une exposition à la Galerie d’art Françoise-Chamard-Cadieux au Centre culturel Aberdeen en 2024. L’art de lâcher prise gravite autour d’une série d’images qui a constitué la prémisse de nombreuses rencontres entre l’artiste et des gens de son entourage, ainsi que l’outil avec lequel chaque personne est arrivée à la découverte d’un lâcher-prise réalisable. Au fil des neuf ans au cours desquels s’est déroulé le projet, deux cent douze personnes se sont entretenues avec l’artiste autour des images de la série – dont une montre de poche, une maison, une longue robe blanche, une bouée de sauvetage, une serrure – pour discuter des émotions, des regrets et des souvenirs que celles-ci suscitaient en elles. Chaque personne était ensuite invitée à brûler l’image de leur choix en temps et lieu, en guise de rituel qui scelle et rend tangible l’acte de lâcher-prise. Les œuvres partiellement brûlées ont été remises à l’artiste, accompagnées de quelques mots qui résumaient l’intention du geste posé. en On the screen, the artist’s hand, against a black background, holds a printed work to which she sets fire and then lets burn. Carole Deveau thus destroys the final 12 screen printed images that she created as part of a participatory project that was the subject of an exhibition at the Galerie d’art Françoise-Chamard-Cadieux at the Aberdeen Cultural Centre in 2024. L’art de lâcher prise centres on a series of images that served as the basis of several meetings between the artist and people from her community, as well as the tool with which each participating person identified an achievable act of letting go. Over the course of nine years dedicated to this project, the artist interviewed 212 people to talk about the feelings, regrets, or memories evoked by the images in the series, which included a pocket watch, a house, a long white dress, a safety buoy, and a lock, among others. Each person was then invited to burn the image they had chosen, at a time and place of their choosing, as a ritual that sealed and made tangible the act of letting go. The partially burned works were then given back to the artist, accompanied by a few words summarizing the person’s intention behind the act.
fr Cette nouvelle œuvre, entamée lors d’une résidence au Projet Borgitte à Cap-Pelé, au Nouveau-Brunswick, compile les données des séances de méditation que l’artiste a effectuées sur une période de vingt-et-un jours. S'intéressant aux spécificités du terrain côtier, l’artiste munie d'un détecteur d'ondes cérébrales (casque EEG) a exploré divers lieux afin d'évaluer les contextes dans lesquels elle est en mesure d'atteindre un état de détente. Chaque méditation a eu lieu dans un endroit ou à un moment particulier : en admirant un coucher de soleil, pendant une balade au bord de la mer, sur la route entre Cap-Pelé et Moncton, ou encore lors d’une période de relaxation, les yeux fermés. Ces moments d’introspection sont documentés par des images photographiques, et les ondes cérébrales de l’artiste sont représentées par des embossages en relief réalisés en gravant sur des plaques de linoléum. Ces données s’accompagnent également d’impressions réalisées grâce à la technique japonaise du suminagashi. Invitant à la contemplation, cette technique ancienne consiste à faire flotter une encre dans un bassin d’eau – ici de l’eau de mer – en formant des cercles concentriques, puis à déposer le papier sur la surface de l’eau pour produire un effet marbré ondulé. Cette œuvre de grande envergure établit un lien poétique entre les ondes cérébrales et celles des marées, entre l’activité mentale et celle de la main ou du pinceau, tout en rendant visibles les bienfaits d’une symbiose avec la nature. en This new work, begun during a residency at Projet Borgitte in Cap-Pelé, New Brunswick, compiles data from meditation sessions held over a 21-day period. Fascinated with the particularities of coastal terrain, the artist, donning a brain wave detector (EEG headset), explored various locations to assess environments in which she was able to enter a state of relaxation. Each meditation was held in a particular location or moment, as she admired a sunset, wandered along the shore, drove between Cap-Pelé and Moncton, or rested with her eyes closed. These moments of introspection are documented in photographic images and in the embossed brain waves, corresponding to those captured by the EEG headset, carved onto linoleum plaques. The data is also accompanied by monoprints created with the Japanese suminagashi technique. Inviting contemplation, this ancient technique consists of making ink float in a basin of water, in this case sea water, by forming concentric circles and then placing paper on the water’s surface to create a marbled effect. This work establishes a poetic link between brain and tidal waves, between mental activity and work done by hand or brush, while rendering visible the positive effects of symbiosis with nature.
fr Cette nouvelle œuvre, entamée lors d’une résidence au Projet Borgitte à Cap-Pelé, au Nouveau-Brunswick, compile les données des séances de méditation que l’artiste a effectuées sur une période de vingt-et-un jours. S'intéressant aux spécificités du terrain côtier, l’artiste munie d'un détecteur d'ondes cérébrales (casque EEG) a exploré divers lieux afin d'évaluer les contextes dans lesquels elle est en mesure d'atteindre un état de détente. Chaque méditation a eu lieu dans un endroit ou à un moment particulier : en admirant un coucher de soleil, pendant une balade au bord de la mer, sur la route entre Cap-Pelé et Moncton, ou encore lors d’une période de relaxation, les yeux fermés. Ces moments d’introspection sont documentés par des images photographiques, et les ondes cérébrales de l’artiste sont représentées par des embossages en relief réalisés en gravant sur des plaques de linoléum. Ces données s’accompagnent également d’impressions réalisées grâce à la technique japonaise du suminagashi. Invitant à la contemplation, cette technique ancienne consiste à faire flotter une encre dans un bassin d’eau – ici de l’eau de mer – en formant des cercles concentriques, puis à déposer le papier sur la surface de l’eau pour produire un effet marbré ondulé. Cette œuvre de grande envergure établit un lien poétique entre les ondes cérébrales et celles des marées, entre l’activité mentale et celle de la main ou du pinceau, tout en rendant visibles les bienfaits d’une symbiose avec la nature. en This new work, begun during a residency at Projet Borgitte in Cap-Pelé, New Brunswick, compiles data from meditation sessions held over a 21-day period. Fascinated with the particularities of coastal terrain, the artist, donning a brain wave detector (EEG headset), explored various locations to assess environments in which she was able to enter a state of relaxation. Each meditation was held in a particular location or moment, as she admired a sunset, wandered along the shore, drove between Cap-Pelé and Moncton, or rested with her eyes closed. These moments of introspection are documented in photographic images and in the embossed brain waves, corresponding to those captured by the EEG headset, carved onto linoleum plaques. The data is also accompanied by monoprints created with the Japanese suminagashi technique. Inviting contemplation, this ancient technique consists of making ink float in a basin of water, in this case sea water, by forming concentric circles and then placing paper on the water’s surface to create a marbled effect. This work establishes a poetic link between brain and tidal waves, between mental activity and work done by hand or brush, while rendering visible the positive effects of symbiosis with nature.
fr Cette nouvelle œuvre, entamée lors d’une résidence au Projet Borgitte à Cap-Pelé, au Nouveau-Brunswick, compile les données des séances de méditation que l’artiste a effectuées sur une période de vingt-et-un jours. S'intéressant aux spécificités du terrain côtier, l’artiste munie d'un détecteur d'ondes cérébrales (casque EEG) a exploré divers lieux afin d'évaluer les contextes dans lesquels elle est en mesure d'atteindre un état de détente. Chaque méditation a eu lieu dans un endroit ou à un moment particulier : en admirant un coucher de soleil, pendant une balade au bord de la mer, sur la route entre Cap-Pelé et Moncton, ou encore lors d’une période de relaxation, les yeux fermés. Ces moments d’introspection sont documentés par des images photographiques, et les ondes cérébrales de l’artiste sont représentées par des embossages en relief réalisés en gravant sur des plaques de linoléum. Ces données s’accompagnent également d’impressions réalisées grâce à la technique japonaise du suminagashi. Invitant à la contemplation, cette technique ancienne consiste à faire flotter une encre dans un bassin d’eau – ici de l’eau de mer – en formant des cercles concentriques, puis à déposer le papier sur la surface de l’eau pour produire un effet marbré ondulé. Cette œuvre de grande envergure établit un lien poétique entre les ondes cérébrales et celles des marées, entre l’activité mentale et celle de la main ou du pinceau, tout en rendant visibles les bienfaits d’une symbiose avec la nature. en This new work, begun during a residency at Projet Borgitte in Cap-Pelé, New Brunswick, compiles data from meditation sessions held over a 21-day period. Fascinated with the particularities of coastal terrain, the artist, donning a brain wave detector (EEG headset), explored various locations to assess environments in which she was able to enter a state of relaxation. Each meditation was held in a particular location or moment, as she admired a sunset, wandered along the shore, drove between Cap-Pelé and Moncton, or rested with her eyes closed. These moments of introspection are documented in photographic images and in the embossed brain waves, corresponding to those captured by the EEG headset, carved onto linoleum plaques. The data is also accompanied by monoprints created with the Japanese suminagashi technique. Inviting contemplation, this ancient technique consists of making ink float in a basin of water, in this case sea water, by forming concentric circles and then placing paper on the water’s surface to create a marbled effect. This work establishes a poetic link between brain and tidal waves, between mental activity and work done by hand or brush, while rendering visible the positive effects of symbiosis with nature.
fr Cette nouvelle œuvre, entamée lors d’une résidence au Projet Borgitte à Cap-Pelé, au Nouveau-Brunswick, compile les données des séances de méditation que l’artiste a effectuées sur une période de vingt-et-un jours. S'intéressant aux spécificités du terrain côtier, l’artiste munie d'un détecteur d'ondes cérébrales (casque EEG) a exploré divers lieux afin d'évaluer les contextes dans lesquels elle est en mesure d'atteindre un état de détente. Chaque méditation a eu lieu dans un endroit ou à un moment particulier : en admirant un coucher de soleil, pendant une balade au bord de la mer, sur la route entre Cap-Pelé et Moncton, ou encore lors d’une période de relaxation, les yeux fermés. Ces moments d’introspection sont documentés par des images photographiques, et les ondes cérébrales de l’artiste sont représentées par des embossages en relief réalisés en gravant sur des plaques de linoléum. Ces données s’accompagnent également d’impressions réalisées grâce à la technique japonaise du suminagashi. Invitant à la contemplation, cette technique ancienne consiste à faire flotter une encre dans un bassin d’eau – ici de l’eau de mer – en formant des cercles concentriques, puis à déposer le papier sur la surface de l’eau pour produire un effet marbré ondulé. Cette œuvre de grande envergure établit un lien poétique entre les ondes cérébrales et celles des marées, entre l’activité mentale et celle de la main ou du pinceau, tout en rendant visibles les bienfaits d’une symbiose avec la nature. en This new work, begun during a residency at Projet Borgitte in Cap-Pelé, New Brunswick, compiles data from meditation sessions held over a 21-day period. Fascinated with the particularities of coastal terrain, the artist, donning a brain wave detector (EEG headset), explored various locations to assess environments in which she was able to enter a state of relaxation. Each meditation was held in a particular location or moment, as she admired a sunset, wandered along the shore, drove between Cap-Pelé and Moncton, or rested with her eyes closed. These moments of introspection are documented in photographic images and in the embossed brain waves, corresponding to those captured by the EEG headset, carved onto linoleum plaques. The data is also accompanied by monoprints created with the Japanese suminagashi technique. Inviting contemplation, this ancient technique consists of making ink float in a basin of water, in this case sea water, by forming concentric circles and then placing paper on the water’s surface to create a marbled effect. This work establishes a poetic link between brain and tidal waves, between mental activity and work done by hand or brush, while rendering visible the positive effects of symbiosis with nature.
fr La verge d’or, ou Solidago canadensis, est une plante vivace aux fleurs d’un jaune doré dont l’éclosion annonce la fin de l’été. Celles-ci se consomment en infusions, en macérations et en compresses pour soulager de nombreux maux. Les propriétés médicinales de la verge d’or ne s’appliquent pas qu’au corps ; la plante, qui pousse souvent dans des friches ou des terrains perturbés, a aussi le pouvoir de restaurer les sols. D’ailleurs, son nom latin signifie « guérir ; rendre entier ». Tout comme les origamis en forme de grues qui figurent ailleurs dans cette exposition, la verge d’or est porteuse d’un fort symbolisme. Elle représente la chance et la résilience. Les multiples silhouettes de la verge d'or sont ici immortalisées par le médium du cyanotype. Ce procédé photographique ancien permet de créer des photogrammes à l’aide d’une formule photosensible qui, lorsqu' exposée aux rayons du soleil, produit des teintes bleutées. L’artiste s’est imprégnée de la présence de cette plante majestueuse lors d’une résidence à Cap-Pelé, au Nouveau-Brunswick, alors qu’elle pratiquait des méditations en nature. en Canadian goldenrod, Solidago canadensis, is a perennial plant whose golden-hued flowers, once open, herald the end of summer. The flowers can be ingested as part of infusions, macerations, or compresses to relieve various ills. The goldenrod’s medicinal properties extend beyond the human body: the plant, which often grows in fallows or on damaged terrain, is also capable of restoring soil. In fact, its Latin name means “to cure, to make whole”. Just like the origami cranes featured in this exhibition, goldenrod is greatly symbolic; it represents luck and resilience. Goldenrod’s many silhouettes are immortalized here using cyanotypes. This early photographic process allows for the creation of photograms thanks to a photosensitive formula that, when exposed to the sun’s rays, produces bluish tints. The artist soaked up the presence of this majestic plant while meditating outdoors during a residency in Cap-Pelé, New Brunswick.